Une iconographie ouverte

    Tissu copte, saint cavalier, VIIIe siècle
Street art, Rio, Brésil, 2017

Dans ce chapitre une iconographie ouverte vous trouverez plusieurs onglets et des images qui abordent :

                                           . L’apparition de l'iconographie de Saint Georges aux débuts du christianisme

                                           . Son développement fulgurant tout au long du Moyen-Âge

                                           . Les spécificités des images selon les cultures notamment européennes

                                           . Son actualité au XXe et XXIe siècle

                                           . Plusieurs rituels qui lui sont consacrés

Après la Vierge à l’Enfant, la Crucifixion et l’Annonciation, les représentations de Saint Georges et Saint Michel - un autre terrasseur de dragon – figurent parmi les plus fournies de l’iconographie savante et populaire de par le monde.

 

Saint Georges a inspiré les plus grands peintres et sculpteurs, mais aussi d’autres qui n’auront pas leur rétrospective au Grand Palais mais qui ont parfois réalisé des œuvres magnifiques.

Si on observe avec attention, on est frappé par les variations infinies proposées selon les époques, les territoires et les intentions profondes des artistes.

Paolo Ucello propose un saint cavalier juvénil et androgyne, brandissant sa lance, Dürer un homme mûr s’appuyant sur sa lance comme sur un bâton, et tenant négligemment de la main  la tête du dragon qui gît à ses pieds. Chez Rubens l’énergie du chevalier est explosive comme s’il voulait sortir du tableau tandis qu’au Musée des Beaux-Arts de Montréal on le découvre allongé, épuisé, à demi-mort. Michel Colombe sculpte un dragon gigantesque, Carlo Crivelli peint une sorte de chiot rabougri.

L’incroyable plasticité de cette iconographie témoigne d’abord de la capacité de l’imagination humaine à se renouveler au sein d’un même sujet. Mais cette multiplicité de variations n’est pas un simple jeu formel, chaque proposition nouvelle offre à celui qui regarde une ouverture vers des sens différents.

Si les manuels d’iconographie classique posent la victoire du Bien sur le Mal, et donc de Dieu sur de Diable comme unique horizon symbolique, une recherche un peu soutenue permet de déceler bien d’autres champs d’interprétations.


 

 

Image sainte, Brésil, 2017
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